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jeudi 2 juillet 2009

Arnaque au vidéo club


En déménageant Lepénible a aussi changé de vidéo club.


Les jours de semaine, Blockbuster® propose une offre surprenante (Lepénible s'excuse pour la qualité mais il a dû prendre la photo en cachette) :


Je laisse quelques secondes de réflexion arithmétique à ceux qui sont longs à la détente …


















Encore 30 secondes pour les filles.


















Ça y est ?

Lepénible s'est donc empressé de leur SIGNALER l'aberration commerciale pour entendre l'excuse classique (et décidément universelle) : « on sait mais on est juste employés, c'est la direction qui décide ».

Rassuré par la mention « limited time only » Lepénible avait lâché l'affaire.

Mais y a maintenant deux mois que ça dure et sa patience est à bout : une lettre à la DGCCRF/Branche Océanie s'impose !

dimanche 5 avril 2009

Pare-choc doré

Les pare-chocs ça sert bien à protéger la voiture, non ? C’est donc juste un bout de plastique pourri qu’on remplace quand il est cabossé ?



Ben non. Enfin pas le mien en tout cas. Parce qu’à 670 dollars je soupçonne qu’il soit plaqué or ou serti de diamants.

Quelle arnaque !

Suite à notre accident de kangourou (paix à son âme), Lepénible a donc fait une déclaration à son assurance qui applique évidement une franchise exorbitante. Normal.

Il va donc chez le carrossier local (qu’il soupçonne d’élever des kangourous kamikazes en cachette) :

L’éleveur de kangourous : vous venez à titre privé ou vous êtes envoyés par l’assurance ?
Lepénible : les deux, si vous faites la réparation pour moins que la franchise, soit 550 dollars, je viens à titre privé. Sinon, je fais intervenir l’assurance.

Commence alors une inspection minutieuse de la voiture révélant de nombreux dommages invisibles pour le commun des mortels. Puis l’ordinateur compile plein de données destinées à produire un devis surévalué :

L’éleveur de kangourous qui fraude le fisc : ça fait 670 dollars mais seulement 550 dollars si vous payez cash ;
Lepénible qui s’étonne des coïncidences de chiffres : et si on mettait un pare-choc d’occasion ?

Pas besoin d’un pare-choc neuf vu que la voiture est pas neuve. On s’en sort finalement à 470 dollars.

Parait qu’il vende des sifflets anti-kangourous à poser sur le capot de la voiture … ça sent l’arnaque, non ?

jeudi 2 avril 2009

Carnage au mall

Pas question de fusillade ici mais simplement de shopping.

Jusqu'en janvier dernier Max ignorait l’existence d’un outlet market à Canberra.

Ce fut une malencontreuse révélation.

On y est déjà allé plusieurs fois mais l’élément aggravant la semaine dernière fut le vendeur : une bombe atomique. Il disait que tout nous allait. Comme on l’a cru on a craqué pour des pantalons, des chaussures, des chemises, des cravates :



Lepénible nous a fait remarquer (trop tard) qu’il faut regarder les prix avant d’acheter …

lundi 2 mars 2009

Le retour du mange merde

Jusqu’ici Lepénible s’était fait plutôt discret.

Habitués des lettres de réclamation et plaintes en tout genre, il la ramenait pas trop depuis notre arrivée en Australie. Manque d’aisance en anglais, différences culturelles, méconnaissance des procédures locales … Mais sa nature mesquine et plaintive semble reprendre le dessus.

Y a un mois déjà il a obtenu de meilleures conditions auprès de son fournisseur d’accès Internet se plaignant que les nouvelles offres, plus avantageuses, ne lui étaient pas spontanément proposées.

Plus récemment, il s’est mis à marchander dans les magasins (la honte). Résultat : 350 dollars de rabais sur la télé, jeux et manettes à prix réduits. Hier encore il a sévi, au bénéfice d’autrui cette fois. Ça commence à m’inquiéter car ça devient un principe d’achat.

Sa dernière victoire est toute récente. Suite à une interminable lettre de récriminations liée à d’obscurs retards de vols et autres contrariétés techniques, il vient d’obtenir un bon de 300 dollars à faire valoir sur ses prochains vols.


Encouragés dans ses délires revendicatifs, le voilà qui entreprend de se faire valider des points fidélité sur un vol non comptabilisé.

mercredi 28 janvier 2009

Désaccords conjugaux

C’est parfois douloureux de vivre avec de profonds désaccords au sein même du couple.

Par exemple, moi, contrairement à Max, j’adore voyager léger (je comprends pas l’intérêt d’emporter 3 paires de tongs et 4 paires de lunettes de soleil pour 2 semaines).

En décembre dernier, après de longues et pénibles tractations, on est tombés d’accord sur deux sacs à mettre en soute. Ça va à l’encontre de tous mes principes (mais curieusement la compagnie n’a pas perdu nos bagages).

Une fois d’accord sur les bagages, on quittait le camp le cœur léger, d’abord pour Sydney où on retrouvait Owen et les Allemands.

Le lendemain, départ pour Perth.

Histoire de nous faire croire qu’on vit sur une grande île, l’avion vole très lentement entre Sydney et Perth : 5 heures de vol. Rien que ça ! Arrivés là-bas, on est plus près de Singapour que de Sydney.

Pour le voyage, on s’est réparti les tâches : Amex était responsable de l’hôtel à Perth :


Lepénible était chargé de la seconde partie :




Tout était à l’avenant, y compris la réception :



Ben oui, on est passé du 4* luxe au camping ...

Lepénible aime le camping pour le fun, les rencontres, la vie en extérieur. L’aspect économique est purement anecdotique.

lundi 15 décembre 2008

Anniversaire

C’était mon anniversaire y a quelques semaines. Max, toujours très attentionné et surtout désintéressé, a toujours de bonnes idées. Cette fois-ci c’était des fringues. Extrait :

Lepénible : sympa le short mais il a l’air trop grand.
Amex : non, le mien aussi avait l’air grand mais c’est la bonne taille.
Lepénible : comment ça le tien aussi ?
Amex : ils étaient en solde !

J’ai aussi eu des tongs. Ceux qui pensent qu’on avait déjà des tongs blanches comprennent rien à la mode (comme moi) : le trait vert au milieu fait toute la différence :


La preuve : ce weekend à Sydney je marchais pas comme d’habitude.

lundi 8 décembre 2008

Comment se faire détester


Grâce aux problèmes techniques de Qantas j’ai pu dormir à mi-chemin à Singapour et répondre à cette question existentielle : ils font quoi tous ces gens dans l’avion ?

Y avait un couple de touristes, des Mauriciens qui avaient de la famille en Australie, un botaniste qui fait sa thèse au Vanuatu et T, le prof de maths en mission à Canberra.

Comme on était tous dans le même bateau, on a sympathisé.
Enfin au début parce que sur la fin ça s’est un peu gâté …

On devait reprendre l’avion de Singapour le lendemain à 1h du mat pour Londres (pénible, ça rajoutait 6 heures pour Paris). En arrivant à l’aéroport, panique à cause des problèmes à Bangkok. Du monde partout. Rien n’avance. Certains font la queue chez Qantas, d’autres aux réclamations et T harcèle British Airways.

Lepénible, lui, navigue d’un point à l’autre prêt à saisir toutes les opportunités.
Alors quand T obtient ses cartes d’embarquement chez British, Lepénible passe devant tout le monde et s’incruste au comptoir : « on voyage ensemble ! ».

Sa carte d’embarquement en poche, T s’éloigne, les Mauriciens squeezent la file et s’incrustent derrière moi « on est ensemble ».

Au moment où British nous enregistre, Lepénible se ravise : « on va à Paris, si y a des places pour nous trois sur le vol de 11h, on préfère bien sûr ». British part, revient 10 mn plus tard avec nos cartes d’embarquement pour Paris ! C’est alors que T se jette sur elle : « moi aussi je veux le vol pour Paris !!! ». Trop tard, Bristish lui sort : « je viens de leur donner les 3 derniers sièges ».

Heureusement pour nous que les bazookas sont interdits dans les aéroports car T nous aurait pulvérisé tous les 3 avec le comptoir (c’est grâce à lui qu’on est passé devant tout le monde). Après ça il a tout essayé : courtoisie (« s’il vous plèèèèèèèèèèèèèèè »), menaces (« je veux parler à votre responsaaaaaable »), négociations (« j’ai une carte goooooold !!!!). Rien à faire (il a même pas pu être mis en liste d’attente car il était déjà enregistré sur l’autre vol)

Il était colère. Ça m’a fait de le peine : le pauvre était au bord des larmes … D’un autre côté y a une morale : ces gens qui font pas la queue c’est insupportable.

Ben oui, à se précipiter pour enregistrer le premier, il en a oublié l’essentiel. Lepénible, lui, reste calme et cohérent jusqu’au bout : après 15 minutes de manips au comptoir, une fois les 3 cartes d’embarquement pour Paris en poche il a même demandé si, à tout hasard, y avait pas une sortie de secours de libre (on prend vite l’habitude). Au regard assassin qu’on lui a lancé en guise de réponse, il a pas insisté.

Il me fait honte des fois …

jeudi 4 décembre 2008

Conseils aux voyageurs


Suite à mon périple de 34000 km sur 4,5 jours voici quelques conseils de voyage :

1. Confort minimum
Quand votre vol Sydney-Singapour est retardé et que vous ratez la connexion pour Paris, demandez à Qantas une nuit à Singapour au Grand Copthorne Waterfront Hotel. Le buffet est grandiose (jamais vu mieux). Exigez l’executive floor sinon vous risquez de sérieuses déconvenues quant à la qualité équipements. La honte c’est d’avoir une télé cathodique (au lieu d’un écran plat). Le drame c’est d’avoir une salle de bain avec simple douche (au lieu de douche + baignoire). Dans les deux cas, si quelqu’un vient à l’apprendre, vous serez la risée de tout l’hôtel.

2. Rien en soute
Les compagnies aériennes envoient les bagages dans la direction opposée à celle où vous allez. N’enregistrez rien en soute. Ça permet en outre de faire face aux imprévus (en particulier dans l’éventualité du 1 où Lepénible était le seul avec des rechanges).

3. Farces et attrapes aériennes
Les packs de jus d’orange servies dans les avions sont fermés par une fine capsule. Attention c’est un piège.
La feuille d’alu est littéralement soudée au plastique. L’objectif est de vous obliger à approcher la boite récalcitrante pour l’ouvrir. C’est alors qu’un subtil et puissant mécanisme à air comprimé propulse un jet d’orange sur votre visage et celui de vos malencontreux voisins. Ouvrez donc les packs en orientant l’ouverture vers le dossier du siège devant vous (en éco, situé à 3 cm de votre visage).

4. Diète au fenouil
Sur Paris-Singapour ou Paris-Hong Kong on a seulement 2 repas en 12 heures. On crève de faim. Entre les deux vous pouvez (mais ne devez en aucun cas) aller au libre service. Car là une surprise vous attend : le biscuit au fenouil (si ça existe, c’est une exclusivité Air France). Croyez-moi, dès la première tentative l’objectif de la compagnie est atteint : on ne vous reverra jamais à l’espace libre service.

5. Savoir vivre
Quelles que soient les circonstances, il est vital de rester courtois avec le personnel des compagnies aériennes à l’enregistrement. Les affronter serait suicidaire : d’un seul clic ils ont le pouvoir de vous affecter le siège au milieu de la dernière rangée, juste devant les toilettes. Il peut être opportun de leur parler à la troisième personne et une fois la carte d’embarquement en main, de quitter les lieux au plus vite à reculons pour marquer le respect. En appliquant ces principes de base, Lepénible à réussi à voyager sur les sorties de secours sur 3 des 4 longs courriers (y en un où c’était vraiment pas possible, demain je vous raconte).

samedi 18 octobre 2008

J’aurais pas voulu être un artiste


En ce moment j’apprends à faire bosser les autres (enfin, je me perfectionne), ça s’appelle « Achieving Results Through People ».

La formation commençait mal cette semaine quand je me suis pointé une heure en retard :

Lepénible : c’était pas 10 heures ?
Les autres : 9 heures mais avec le changement d’heure, certains rendez-vous sont décalés d’une heure, le mieux c’est de pas utiliser l’agenda électronique. C’était dans le « point info ». T’étais pas au courant ?

Ben non, j’étais pas au courant qu’en 2008 certains logiciels sont assez cons pour pas intégrer le changement d’heure. Ça confirme l’inefficacité du système de messagerie électronique du Bureau (un truc qui date des années 30, malcommode, moche et contre intuitif). Plutôt que de mettre une note sur les défaillances du système, ils feraient mieux d’en changer (parait qu’y a un truc qui s’appelle Microsoft Outlook et qui marche bien).

Bref, on fait des jeux plus ou moins débiles pour illustrer des banalités qui se résument en gros à « faut être gentil avec ses gentils collègues ».

Pour travailler moi j’ai besoin d’un programme de travail avec un contexte, des objectifs, des dates, des propositions, des risques. Bref, je suis devenu accroc aux outils de gestion de projet. Alors quand on me balance des instructions vagues sur un truc à faire en équipe en 10 minutes ma contribution se limite à des remarques du genre : « mais qu’est-ce qu’il faut faire ? », « vous êtes sûrs ? », « attendez ! » (bizarrement, travailler sans plan pose aucun problème à certains).

Mais le mieux était pour la fin : faire une présentation dans un mois et devant mon directeur sur un sujet ultra chiant qu’on doit rendre captivant. Pour corser le tout, l’animateur a formé des équipes en mélangeant les personnalités. La conséquence logique étant que je me retrouve avec des « créateurs ». En gros ça donne ça :

Les artistes : et si on faisait une pièce de théâtre ?
Lepénible, incrédule : je suis très très mauvais acteur !
Les artistes : on a qu’a faire Star Trek ? J’ai déjà les oreilles de Spock ! Ahahah …
Lepénible, paniqué : oui mais faut quand s’en tenir au plan : on doit expliquer la mission et les valeurs du Bureau !

Sentant que j’allais me retrouver embarqué dans un gros truc foireux et au final humiliant, je cours voir mon chef après la formation :

Lepénible : bon finalement, pour le dernier jour c’est pas la peine que vous veniez, on va présenter nos valeurs et objectifs en jouant Star Trek. C’est ridicule.
Mon chef : Excellent, ahahah … Vous allez présenter nos valeurs aux aliens alors ?

J’y crois pas, lui aussi est atteint.
Personne dans notre "troupe" n’avait encore pensé aux aliens, ça sera au moins une idée créative que j’apporterai à la pièce …

vendredi 29 août 2008

Relax


Y a ceux qu’arrivent à la dernière minute à l’aéroport et ceux qu’arrivent deux heures en avance. Pour éviter la queue à l’enregistrement et le stress de rater le vol, je suis passé progressivement de la première à la deuxième catégorie.

Nos copains mauriciens, eux, sont toujours dans la première.

Mercredi on les conduisait à l’aéroport.

Partir à 6 h pour un vol partant à 7 :30 me paraissait juste. Pourtant, à 6 h on les trouve en train de se faire couper les cheveux (ils étaient en congés depuis la vieille, no comment). Le cousin est là, deux copines, tout le monde est relax sauf Lepénible qui s’inquiète déjà pour l’heure.
Ça papote, ça traîne, l’heure tourne. On part finalement à 6 : 40, tranquilles, sauf Lepénible qui se bat avec Richard (le GPS) lequel s’obstine bêtement à nous indiquer l’aéroport de Melbourne ! On arrive à 7 h à l’aéroport (de Canberra, ouf), heure limite pour l’embarquement : « Bonnes vacances à Maurice ! »

Retour en voiture. Alors que Lepénible est en pleine tirade sur les mérites d’arriver tôt et les risques d’arriver tard, coup de fil : « revenez nous chercher, c’est trop tard, on part plus ».

Finalement elle a dû partir seule, sans bagage (condition pour partir le soir même), lui a pris le vol du lendemain en payant au passage un beau supplément (dont un supplément bagage vu qu’il voyageait seul avec tous les sacs !).

Alors pourquoi c’est moi qui stresse (après coup je continuais de gueuler contre les suppléments exorbitants des compagnies aériennes) ?

Donc première leçon : faut que je me détende. Deuxième leçon : 30 mns avant le vol, contrairement à ce qui écrit sur le billet, c’est trop tard.

jeudi 3 juillet 2008

Emmerdes 2

Je reprends nos mésaventures du moment.

Aujourd’hui le moyennement pénible : la suite du cambriolage.

On n’a donc plus de voiture depuis une semaine. Pour aller jouer au croquet la semaine dernière (eh oui, on en est là), on a mis nos vélos sur le bus. L’enfer. Le bus est orange ? Ben t’attends 15 mns le prochain qui, s’il est vert, aura un porte-vélo. Y a déjà un casse-pied qu’attend avec son vélo ? Pareil, 15 mns d’attente car le bus n’embarque que 2 vélos à la fois. Bilan pour nous : bus orange à l’aller et casse-pied au retour (pas si mal, on aurait pu avoir les deux en même temps à l'aller et au retour).





Bref, on peut pas vivre sans voiture (avec c’est déjà difficile). Le problème maintenant c’est l’assureur qui doit recoder les clés et changer les serrures (apparemment c’est pas une mince affaire).

Autre sujet d’agacement : Lepénible consultant le contrat constate que les effets personnels sont assurés, appel à l’assurance :

Lepénible : vous me disiez que les effets personnels ne sont pas assurés en cas de vol, pourtant le contrat semble indiquer le contraire …

L’assureuse-escroc : c’est vrai mais malheureusement (en prononçant ce mot elle se mord les lèvres pour ne pas rire) seulement si le vol a lieu à plus de 100 km de votre domicile.

Lepénible : ah ben oui, bien sûr, je suis bête. Et pour la franchise de 550 dollars, ça marche comment ?

L’assureuse-escroc : vous devrez malheureusement (re) la payer car le recodage des clés dépasse ce montant.

Lepénible : merci madame, au revoir madame (même pas content on reste poli).

On est donc bons pour acheter un nouveau GPS. On a déjà racheté un lecteur DVD (38 dollars, pour ce prix là y a même une télécommande).

Jamais deux sans trois. Demain je vous raconte la dernière.

mardi 17 juin 2008

American Express


Lepénible a régulièrement des démêlés avec diverses sociétés (en ce moment c’est France Télécom qui veut pas rendre la caution de la LiveBox). La liste de contentieux est tellement longue (Noos étant champion toute catégorie) qu’on a plus vite fait de citer les seuls avec qui tout s’était bien passé : American Express et SFR. Depuis le mois dernier Amex est passé dans la liste noire.

En rentrant en France en mars dernier on a subit plusieurs retards sur des vols réguliers. Pas de recours vis-à-vis de la compagnie aérienne (quelle arnaque) donc Lepénible appelle Amex pour des renseignements sur les incidents de voyage :

Machine : American Express bonjour, Machine à votre service

- leur service téléphonique est irréprochable : efficace, aimable et rapide -

Lepénible : j’ai subit des retards sur des vols réguliers réglés avec ma carte, j’aimerais avoir des renseignements sur les incidents de voy …

- dans l’excitation d’avoir atteint son but (pas payer) dès les premiers échanges, elle me coupe quasiment la chique -

Machine : je vois que vous résidez en Australie
Lepénible : oui enfin non, euhh … c’est tempor…

- j’ai tout de suite compris où elle voulait en venir -

Machine : un instant s’il vous plait

- intermède musical -

Machine : monsieur Lepénible, merci d’avoir patienté. L’assurance est valable uniquement si vous résidez dans l’Union Européenne
Lepénible : ah bon. C’est quoi le critère de résidence ?

- dernière tentative juste pour pas perdre la face -

Machine : le foyer fiscal
Lepénible : ok, mais que couvre l’assurance exactement, les dépenses d’urgences, sur justificatif ?
- à partir de là toute tentative de discussion est dérisoire : Machine est programmée pour raccrocher au plus vite dès qu’elle a trouvé la faille pour pas filer un radis -

Machine : malheureusement, comme vous ne résidez pas dans l’Union Européenne, vous ne pouvez prétendre à aucune indemnité. Avez-vous d’autres questions ?

Enfoirés va ! J’ai fait aucun changement d’adresse : tout mon courrier est réexpédié chez mes parents. A une seule exception près : American Express !

jeudi 10 avril 2008

Bouderies en altitude

Les plus inconscients (comme l'anonyme qui a laissé un commentaire hier) diront que 500 euros c’est rien. Mais faut voir que mon combat est quotidien et que Max déborde de ressources pour dissimuler ses forfaits. Vous connaissez déjà la technique de La boutade (noyer le poisson dans une blague) inaugurée au Café Beaubourg. Voici d’autres grands classiques :

L’intox (© Max Amex)
Greg : t’as encore acheté des tongs ?
Max : ah non, celles-là on les acheté ensemble le 25 avril 2002 à 16h18 à Châtelet. Tu te souviens pas ?
Greg : ???

Le coup double (© Max Amex)
Max : Surprise !! Je t’ai acheté des nouvelles tongs ! Elles te plaisent ?
Greg : Super, merci. - petit moment de réflexion - Tu t’es rien acheté toi ?
Max : - long moment de réflexion - Si … comme j’étais dans le rayon … j’en ai profité.

Le sabotage (© Max Amex)
Max : j’ai besoin de tongs blanches.
Greg : mais t’en a déjà !
Max : elles viennent de lâcher. Normal, c’étaient pas des Havaianas.

La liste de non anniversaire (© Max Amex)
Max : je veux des tongs blanches !
Greg : ah non, t’as déjà 10 paires de tongs !
Max : ça fait 5 ans que je demande des blanches. 5 ans d’attente, c’est pas encore assez ?

Il y a aussi une liste d’anniversaire (complémentaire à la précédente). Elle aussi interminable. Elle aussi régulièrement remaniée et discutée dans de longs monologues enflammés.

Je fais actuellement l’objet de fortes pressions psychologiques (limite menaçantes) concernant le cadeau de ses 40 ans. Plus qu’un an pour économiser, ça va être juste : il se voit déjà Place Vendôme !

Quand tout est perdu et que le conflit est ouvert (comme ce 21 mars dans l’avion), voici son ultime défense :

mardi 8 avril 2008

Engueulade à Paris


Le 21 mars j’étais en route pour Paris d’où nous reprenions l’avion le soir même. Tagine avec des amis à La Défense, petit tour à la Tour (sympas les nouveaux ascenseurs), cafés avec d’autres amis puis direction Châtelet où je retrouvais Max qui, lui, était à Paris depuis le 19.

Jusque là tout allait bien. Heureux de retrouver les amis et Paris d’où j’avais l’impression furtive de ne jamais être parti.

Mon humeur a changé alors que je savourais l’excellent chocolat chaud du café Beaubourg :
Max : je vais pas payé l’addition, avec tout ce que j’ai dépensé à Paris !
Greg : hahahahahah (ça s’est moi qui rie jaune en imaginant qu’on a peut-être un problème mais qui ne veut pas faire un scandale devant tout le monde).

Puis 5 minutes plus tard il revient à la charge :
Max : oh là là, tout ce qu’ils m’ont fait dépenser !!
Greg : ahah (là c’est moi qui réalise qu’on a bien un problème et qu’on est déjà sur la voie de l’interdiction bancaire).

Je reste cool et ne dis rien. Je prends une longue respiration dans le long escalator de la porte Lescot. Puis une fois dans le RER qui nous emmène à CDG, Greg Lepénible attaque, inquiet, pour connaître l’ampleur des dégâts. Impossible d’obtenir un montant chiffré (exaspérant) mais vue les achats, ça monte à 500 euros en une seule après-midi (et cruauté gratuite : Max Amex ne l’a justement pas utilisé l’Amex, d’où un manque à gagner de 500 miles Air France).

J’étais COLERE.

J’ai commencé à faire la gueule. C’est moche mais c’était ça ou hurler dans l’aéroport (pas mon genre). Nous sommes donc partis en silence vers Dubai.

samedi 5 avril 2008

Shopping à Singapour


Le soulagement en quittant l’Australie c’était de retrouver un peu de raffinement : des magasins sympas, des gens bien fringués, des mecs qui mettent du parfum et qui portent des sacs en bandoulière (je me sentais moins seul d’un coup).

L’année dernière on s’est fait avoir : on a cru qu’il y avait quelque chose à voir à Singapour (on est con des fois).

Cette fois-ci on est allé direct à l’essentiel : les centres commerciaux. Il y en avait partout autour de notre hôtel avec toutes les marques de luxe. Donc pour tuer les 6 heures avant le départ pour Paris, on a fait 6 heures de shopping !

Greg Lepénible a pu persuader Max Amex (les prélèvements de sa carte American Express se font sur mon compte, je vis dangereusement) que ça serait moins cher à Dubai. Miracle : il n’a pas acheté une fringue, pas un parfum, même pas une tong. Mais miracle éphémère car une catastrophe allait se produire à Paris quelques jours plus tard …

jeudi 21 février 2008

457 : le retour

C’est reparti pour un tour … On a donc décidé de rester. Dernière année pour des raisons administratives (plus le fait qu’on a encore quelques belles années devant nous à passer ailleurs).

Mais voilà, il nous faut un visa et ça commence mal : l’équipe de l’année dernière n’est plus là ou bien se cache (faut dire qu’ils en ont bavé) et les nouveaux connaissent rien et m’écoutent pas.

Lundi prise de contact et là surprises. Alors qu’ils sont pointilleux-maladifs, Mr I-know-everything me dit qu’ils n’ont pas besoin d’accord officiel de Paris, juste un email informel. Greg Lepénible insiste en disant que ça n’est pas la procédure. Mais non, he knows everything et ajoute que c’est à moi de traiter avec l’immigration alors que je sais bien que c’est faux.

Un email à Paris pour expliquer tout ça (un curieux pressentiment m’a poussé à leur écrire qu’il faudrait peut-être le papier officiel quand même).

Sans surprise, 3 jours après, Ms-Sorry-you-were-right change d’avis et demande le document officiel signé par les 3 parties …

M’en fous, comme je leur ai répondu aujourd’hui (véridique), si j’ai pas mon visa dans 3 mois je pars à Christmas Island (tout le monde ici sait ce que ça veut dire):

mardi 19 février 2008

Enfoirés


« Basé sur les circonstances que vous décrivez, nous ne pouvons pas, dans le cadre de notre réglementation, annuler ou réduire cette amende ».
Pour la deuxième fois Greg Lepénible s’est obstiné à envoyer sa lettre type (la même que celle envoyée en octobre) où il explique qu’il est pas du pays. Réponse attendue : une autre lettre type (la même que celle reçue en octobre) expliquant qu’il faut payer quand même.
C’est toujours l’amende de 185 dollars, celle du panneau invisible, mais vu les montants et la fréquence, les prunes font maintenant partie de nos dépenses courantes ...

jeudi 31 janvier 2008

Question récurrente


Les journalistes du Chronicle sont décidement sadiques : ils demandent aux gens comment s’occuper l’été à Canberra !

Y a comme un sous-entendu dans cette question, non ? C’est une enquête de santé publique ? Ou alors une étude scientifique sur les stratégies de survie en environnement chiant (genre Biosphère 3 à Canberra). Ou tout simplement de la provoc ?

Bref, cette bande de losers n’a rien trouvé de mieux à répondre que « regarder le cricket » ou « aller au lac ».

Suffisait de me demander à moi.

La semaine dernière par exemple nous étions à l’ambassade de France mercredi pour les vœux du nouvel an. On a retrouvé notre hôte, François, les petits fours et une ambiance toujours aussi prout prout (enfin prout tout court pour Olivier …)




Le vendredi c’était le concert de l’Australia Day. On a eu droit au cri de ralliement national « Aussie Aussie Aussie, Oi Oi Oi » et à l’élection de l’Australien de l’année inconnu au bataillon (un chanteur de country).




Samedi Olivier nous invitait au resto (par respect de sa vie privée je ne peux vous dire qui est la fille en photo). On fêtait un gros chèque de trop perçu des impôts auquel Greg Lepénible a modestement contribué en lisant attentivement le règlement (dont le style intentionnellement soporifique est destiné à vous dissuader de dépasser la première phrase). Greg Lepénible, toujours aussi tenace (limite obsessionnel), a su trouvé la faille qui m’a permis à moi aussi (limite schizophrène) de récupérer plus de 1,200 dollars!

dimanche 20 janvier 2008

Niquer ses vacances en 3 leçons


Mes conseils pour mal utiliser un billet retour :
1) Ignorer les date de validité des billets ;
2) Faire confiance à la conasse qui vend des A/R en disant que changer les dates coûte seulement 80 euros ;
3) Dire à un copain de venir vous voir une semaine après la date de retour prévue.


Résultats :
1) Service téléphonique Qantas : « Billets valables un an, c’est marqué dans les conditions d’utilisation ». Ça serait bien de l’écrire aussi sur les billets. Tant pis pour notre plan de retour en juillet ;
2) Agence Qantas Canberra : « 80 euros, sûrement pas ! Mais qui vous a dit ça ? ». Ça serait bien d’écrire les tarifs quelque part. Question subsidiaire : pourquoi c’est moi qui dois payer les frais de modification pour le vol Singapour - Paris opéré par Air France alors que j’ai acheté un billet Qantas ? Tant pis pour notre plan de retour en mai.
3) Efe : « Mes billets sont non modifiables et non remboursables ». Rien à dire : c’est même moi qui ai proposé ces dates.

4 coups de fils à Qantas en Australie plus un en France (d’où « on ne peut pas intervenir »car je suis en Australie, alors que j’appelle justement pour rentrer). Greg Lepénible en personne s’est déplacé à l’agence « centrale » de Canberra. Rien à faire, le changement est trop cher.

Donc : départ le 15 mars, une journée à Singapour, arrivée à Paris le 17, départ à Nantes, retour à Paris le 21, une journée à Dubaï, arrivée le 24 à Melbourne, retour le 27 dans notre banlieue, départ le 28 pour Sydney. La suite est encore incertaine car les allergies chroniques de Max aux réceptions d’hôtels (aucun problème avec les chambres) l’empêchent de reprendre le boulot avant le 3 avril ! C’est pas du tout ce qu’on avait prévu donc je devrais peut-être poser quelques jours supplémentaires.


Ça fait donc 5 jours à peine en France dont probablement une après-midi à Paris (= tagine chez El Karim ?). Le bon côté quand même : 5 jours c’est juste assez pour se remettre du décalage horaire avant de repartir.

lundi 7 janvier 2008

Ca continue


Non mais c'est quoi ce bordel ? 185 dollars parce qu'on a s'est garés sur une place « arrêt interdit ». Et pourquoi pas 1850 ou 18500 ? Ca va chier.
Je l’ai déjà fait dit ? Ben non, la dernière amende c’était 400 dollars. Celle-là c’est notre 3e si on inclut celle du péage pour laquelle le mystère est d’ailleurs éclairci depuis que je me suis aperçu que certaines autoroutes sont payantes sans péages. Faut utiliser un tag ou payer sur Internet sous 48 heures (difficile quand si on voit pas le panneau), sinon amende. Circuler à Sydney est donc un combat permanent car un schéma de circulation rentable et subtil vous entraîne inexorablement vers les voies payantes.
Pour la dernière amende, mystère. Owen et moi avions pourtant vérifié (mes TOC me poussent systématiquement à lire, relire et vérifier scrupuleusement les panneaux).
Colère.
J’encourage donc la révolte auprès de mes collègues. Mais au pays de moutons c’est difficile. Un collègue (qui se foutait de ma gueule pour les 400 dollars) vient de s’en prendre une de 600 dollars pour excès de vitesse. Pendant les fêtes ils doublent les points de « demerit » (j’adore l’expression). Comme les autres il est résigné et va payer.
Moi aussi d’ailleurs mais pas sans me battre: vengeance aveugle et tolérance zéro. Je deviens Greg Lepénible (j’avais déjà un terrain favorable).
Vendredi c’était la caissière du supermarché histoire de récupérer le montant d’une bouteille d’eau indûment facturée (j’avais honte pour 50 centimes mais après 3mns de bidouilles à 2 sur la caisse j’ai même eu droit à un « Thanks for that »). You are very welcome ! Désormais je vais travailler avec la carte officielle des pistes cyclables dans l’espoir de retomber sur Félix et de lui boucler son claque merde.
La révolution australienne est en route !