J'ai pris cette photo dans un resto la dernière fois à Bondi Beach:
Le dernier à droite n'est surement jamais utilisé.
Notre nouvelle vie chiante en Australie
J'ai pris cette photo dans un resto la dernière fois à Bondi Beach:
Le dernier à droite n'est surement jamais utilisé.
J'ai posé 4 questions à notre visiteuse.
Greg: Comment t'as trouvé Canberra ?
Kate: J'étais impressionnée par la ville, j’ai jamais vu un endroit avec autant de centres commerciaux ET de kangourous morts. Franchement, y a tout ce qu'il faut.
Greg: Étant donné l'inclinaison de l'axe de la Terre par rapport au plan de son orbite autour su Soleil, les saisons sont inversées entre les deux hémisphères. T'étais au courant qu'ici c'est l'hiver au mois de juin ?
Kate: Tout a fait, mais vu comment sont les étés parisiens en ce moment, j’avais confondu les saisons et je suis venue dans l’attente d’avoir du soleil…
Greg: Comme tu voyages souvent, je me suis dit que tu avais sans doute quelques conseils de base à nous donner. Par exemple, selon toi, combien de jours avant le départ faut-il faire sa valise ?
Kate: À mon avis, faire sa valise trop en avance est une perte de temps. Qu’est-ce que je ferais, par exemple, si je prépare ma valise en avance et que mon bonnet préféré se trouve dedans ? Je crois que c’est mieux de tout mettre sur mon lit dans un tas énorme avant de le transférer dans ma valise juste 15 minutes avant le départ. C’est aussi une bonne idée de rester flexible sur la date et l’heure exacte de départ.
Greg: Si tu reviens en été, je peux demander à des amis australiens de t'organiser un itinéraire. Vu que tu la connais, veux-tu que j'en parle à ma colloc ?
Kate: Oui! Quelle bonne idée! Pour la prochaine fois j’avais pensé a un itinérarire : Paris-Perth-Canberra-Perth-Paris-Sydney-Perth-Paris-Perth-Paris-Brisbane-Sydney-Canberra-Perth-Paris-Perth. Demande-lui ce qu’elle en pense !
Visiblement Kate persiste et signe dans les insinuations calomnieuses à l'encontre de mes braves colocataires.
C'est moche.

Ça y est, on a la maison pour nous tout seuls jusqu'en aout.
A est parti rejoindre C en Europe (elle est partie une semaine avant lui pour des raisons trop longues à expliquer).
L'invraisemblable itinéraire touristique ne restera pas dans les annales des agents de voyages, en voici les grandes étapes (j'en ai peut-être oubliées): Sydney – Paris – Istanbul – Amsterdam – La Haye – Amsterdam – Istanbul – Paris – Rome – Paris – Barcelone – Paris – Hong-Kong – Brisbane.
Si ça vous tente, sachez que la première partie jusqu'à La Haye se fait d'une traite en seulement 41 heures (détails des vols et compagnies disponibles sur demande adressée sur ce blog).
C'est vrai que passer par Istanbul pour aller à La Haye quand on vient de Sydney via Paris n'est pas la route la plus directe.
Mais c'est la faute à pas de chance. Et non pas à un manque d'organisation comme le laissent entendre les mauvaises langues (je peux témoigner car j'étais là pendant l'organisation quasi militaire de ce voyage).
Au moins, à condition d'avoir la carte, tous ces aller-retours rapportent des miles (je dis bien à condition d'avoir la carte …).
En attendant, à nous les deux salles de bain et les trois chiottes !
Pour ce long weekend férié de célébration de l'anniversaire de la reine (elle est pas née le 8 juin mais on s'en fout), tout le monde peut faire des feux d'artifice. A priori ça présente un intérêt limité mais comme y a rien d'autre à faire et que c'est autorisé pratiquement que dans notre état et seulement une fois pas an, tout le monde en achète (comme faut être résident, y en a même qui demandent a des amis d'ici de leur en acheter). Comme quoi, on peut vraiment faire faire n'importe quoi aux gens juste en leur interdisant de le faire.
Moi j'avais plutôt envie de faire la guerre. J'ai donc embarqué Max dans une partie de paintball.
En m'inscrivant je pensais pas que c'était douloureux et risqué. J'avais finalement raison.
Mais la semaine dernière, tout le monde a essayé de me persuader du contraire, me répétant que ça faisait mal et laissait des bleus partout. L'instructeur nous a ensuite expliqué qu'en retirant le masque de protection pendant les batailles, on risquait le cécité à vie ou des dents cassées ou les deux à la fois.
Résultat, pendant les premières parties, j'étais complètement terrorisé à l'idée de me prendre une balle (à vrai dire je voulais même rentrer chez moi). Mais quand j'ai réalisé qu'une balle fait juste l'effet d'une pichenette, je me suis transformé en véritable rambo.
Si c'est vrai, j'ai même tiré sur Max (mais c'est lui qu'avait commencé).
Pendant ce temps là, notre colloc A organisait une fête à la maison.
Ses premiers amis sont arrivés dimanche à 15:30. A l'heure ou j'écris (lundi midi), ils sont toujours incrustés dans le salon à boire n'importe quoi et raconter n'importe quoi devant n'importe quoi à la télé.
Ça m'inquiète d'autant plus que demain A part en vacances pour 1 mois et demi et que s'ils sont encore là mercredi matin je vais devoir leur demander de partir ...

Le sinistre et malheureux Brandon, ancien chef de l'opposition, a été remplacé par un autre individu malfaisant : Malcolm, lui aussi violemment engagé dans une stratégie de l'échec qui se résume en un mot: non.
Il est pour rien et contre tout. On le surnomme « docteur non ».
Un minimum de bon sens voudrait pourtant qu'une fois par an il approuve une mesure gouvernementale, juste pour se donner un peu de crédibilité le reste du temps.
Mais non.
Pour le défendre, faut savoir qu'ici ça va très très mal.
Le chômage en Australie a baissé de 5,7 à 5,4% (oui c'est bien un « cinq » et c'était bien une « baisse »).
Quand le gouvernement nous a filé de l'argent pour relancer l'économie, Malcolm a hurlé à la mise en faillite du pays pendant des mois. A juste titre : la dette rapportée au PIB est ici de 16% contre 64% en France (et 218% au Zimbabwe mais ça il s'est bien gardé d'en parler).
Le pire c'est encore la croissance au premier trimestre qui était positive.
Non, ce qui va mal c'est surtout la cote de popularité de Malcolm qui me fait espérer en sa disparition prochaine.
2 minutes pour visiter Canberra puis on est allé dans les Blue Mountains pour voir ça :
J'ai pas bien compris pourquoi ces deux là rigolaient niaisement sur la photo alors qu'on a eu un temps pourri pendant 3 jours.
Arrivé à Sydney j'aurais bien passé mes nerfs en jetant les meubles de notre appart par la fenêtre du 36ieme étage (truc que je fais systématiquement quand je vais à l'hôtel).
C'est dur mais il faut « refréner » ses pulsions :
Kate, c'est pas une blague, il fait meilleur fin décembre. Reviens !
Triomphant, je croyais l'affaire classée la semaine dernière. Que nenni !
Le malentendu vient de notre abusive interprétation des espaces réservés dans la maison.
Max et moi avons bêtement pensé que dans une maison avec deux salles de bain où deux couples cohabitent, chaque couple utilisait sa propre salle de bain.
Pas du tout.
Faut être « flexibles ».
Si besoin, tout le monde doit pouvoir utiliser n'importe quelle salle de bain (sachant bien sur que leur salle de bain est « en-suite », autrement dit accessible depuis leur chambre, autrement dit inaccessible pour nous).
Perso, je vois toujours pas l'intérêt d'utiliser les toilettes des autres quand j'ai les miennes. Mais bon, chacun doit prendre son plaisir là où il le trouve.
Notre situation sanitaire s'est quand même améliorée car, au début, leur salle de bain était exclusivement une « salle de bain de fille » (argument sans doute émouvant pour le commun des hétéros mais jugé pathétique par Lepénible).
Bref, c'est du n'importe quoi mais j'ai mollement temporairement accepté car tout le reste se passe super bien (pour l'instant) et qu'ils partent bientôt pour 2 mois.
En leur absence, c'est promis, Max et moi seront très flexibles quant à l'utilisation des salles bain.